Le danger n'est plus qu'on ne parle pas de la Shoah, mais qu'on en parle à mauvais escient.

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Je trouve que le temps passant, on vit de plus en plus facilement ensemble.
Et puis, autre chose me gêne dans ses droits de l'homme prétendument universels, c'est que, précisément, ils ne le sont pas. Il y a toujours deux poids, deux mesures. Quand il s'agit de négocier des accords commerciaux avec la Chine, le silence est d'or. Quand on cherche à séduire Poutine, on lui décerne volontiers des brevets de civisme, passant sous silence ses manquements aux sacro-saints droits de l'homme.
La bonne mesure est impossible à trouver ; soit on parle trop de sa déportation, soit on en parle trop peu. Nombreux sont ceux qui en ont été tellement meurtris qu'ils n'en parlent jamais.
La politique me passionne, mais, dès qu'elle devient politicienne, elle cesse de m'intéresser.
Aujourd'hui, d'une certaine façon, je ne ferme pas la boutique de mes idées, et si je travaille moins naguère, je persiste à défendre les causes qui me paraissent justes, dans le contexte des réalités contemporaines.
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